Duskolos vs. Eukolos, à vous de choisir!

Me voilà rendu à mon 2e article, où j’y traiterai de la notion du bonheur et plus particulièrement de notre capacité à l’accueillir en soi et par ricochet, bien entendu, de légende personnelle. Bonne lecture!

Je commence d’emblée en vous posant une question, pour laquelle la réponse peut sembler simple, mais vous verrez à la fin du blogue, ce qu’en disent les études… donc allons-y :  À quoi peut-on attribuer nos aptitudes au bonheur?

Selon le philosophe allemand, Arthur Schopenhauer, notre sensibilité (au sens de notre bagage génétique) est totalement responsable de notre capacité au bonheur et par conséquent, cela dépend essentiellement de qui nous sommes!  Frédéric Lenoir, dans son livre « Du bonheur, un voyage philosophique », consacre un chapitre entier (le 8e, p. 63) à la notion de l’appropriation du bonheur et des vues de Schopenhauer sur ce sujet.

Donc, à croire Schopenhauer, notre capacité à jouir du bonheur serait tributaire exclusivement de notre tempérament, à savoir : si nous sommes propices à la gaité, à la bonne humeur (type Eukolos) nous serons plus facilement heureux et, à contrario, si nous sommes plus du genre à broyer du noir, à voir les aspects négatifs en premier lieu (type Duskolos), il sera plus difficile d’en jouir, bref, notre capacité au bonheur en serait affecté. Schopenhauer ne fut pas le seul à établir cette relation, Platon avait également abordé la question dans plusieurs de ses dialogues et plus particulièrement dans celui de la La République.

« Un gros balourd, restera un gros balourd, un pleutre, restera un pleutre, un optimiste, reste un optimiste, etc., la seule chose qui nous reste à faire est d’apprendre à nous connaitre afin de mener une existence la plus conforme à notre nature », disait Schopenhauer.

Les récentes études en psychologie tendent à démontrer que nos deux illustres philosophes, Schopenhauer et Platon, pour ne nommer qu’eux, ont eu assez raison. Il y a une corrélation importante entre notre tempérament et notre capacité à sentir le bonheur et de s’en approprier sa nature. Mais, j’y pense… qu’est-ce que le bonheur? De quoi est-il fait? Ces questions ont suscité et suscitent encore aujourd’hui énormément de divergences. Aux fins de notre discussion et selon Schopenhauer, le bonheur peut être aisément caractérisé comme suit :

  1. Ce que nous sommes: notre personnalité, force, beauté, intelligence, volonté, etc.
  2. Ce que nous avons : nos avoirs, nos possessions, etc.
  3. Ce que nous représentons: position sociale, renommée, gloire, etc.

Comme on peut le constater, cette catégorisation du bonheur fait ressortir les notions du paraître et de l’être et les deux derniers points semblent être l’apanage de la majorité des gens. On croit que le bonheur est essentiellement lié à notre statut social et/ou à nos avoirs, nous adhérons donc au dogme : Plus nous nous considérons importants et plus nous devrions être heureux. Ouch! On sait tous que c’est de la poudre aux yeux, que ça relève d’un cadre normatif sociétal de vie engendré et maintenu depuis la nuit des temps, ou, peut-être, serait-ce une caractéristique, bien bête, il faut l’avouer, de l’Homme qui choisi de paraître au lieu d’être. Comme si de bien paraître était inscrit dans notre ADN.  Or, nous savons tous que l’être doit dominer sur le paraître. Le paraître est futile, réductible, éphémère tandis que l’être est fondamentalement à la base de notre nature profonde. On sait tout cela, mais peu semblent le pratiquer et l’adopter comme principe de vie.

Combien de fois, lors de rencontres avec des gens que nous avons perdus de vus depuis longtemps ou simplement lors de rencontres fortuites lors de nos déplacements en transport en commun ou en attente à la file indienne à la banque, etc., — oui, je parle souvent aux inconnus —, après la météo, le premier sujet de conversation qui nous vient est « Que faites-vous dans la vie? » et après 10 minutes de jasette, « Quelle sorte de char tu conduis? ». On dirait que ces deux questions nous donnent un droit au rapprochement et à l’étalement de notre bonheur.

Lorsque l’on se fait aborder de cette façon, on doit avouer — à moins d’être un moine provenant de la plus lointaine et ancestrale communauté — que notre cœur saute un ou deux battements, on doit trouver la meilleure réponse pour ben… paraître! Normal, diront certains… mais nous nous éloignons du bonheur à coup sûr dirons les spécialistes de la question. À ce titre, avez vous déjà eu la chance de croiser des enfants et de surcroît des enfants qui n’ont rien, mais absolument rien… alors qu’ils portent sur leur visage un sourire heureux? Lors de deux voyages (tiens, tiens, serais-je dans le paraître?), j’ai eu le bonheur de côtoyer des habitants de lointaines communautés montagnardes au nord du Vietnam (peuple Hmong) où la pauvreté est omniprésente, également, en Égypte, où les enfants bédouins s’amusant avec des balles de foins à titre de ballon de soccer, le dénominateur commun entres ces enfants, séparés par des milliers de kilomètres et ayant assurément, sans tomber dans la généralisation, une culture complètement différente… est le fait qu’ils soient heureux! Ils sont loin du paraître… ils SONT simplement.

L’expérience et les études montrent (hey oui) que le bonheur est intimement lié à notre sensibilité (nos gênes) et on ne peut rien y faire, outre, bien sûr, blâmer nos aïeux, commençant par nos parents. Seul le travail intérieur sur soi est l’ultime voie pour y trouver un bonheur durable. Yvon Deschamps, disait que c’est de la job que (de vouloir) d’être heureux!!!

L’aboutissement de ce travail que l’on fait sur nous va nécessairement nous amener à notre légende personnelle. En travaillant à être heureux, assurément, nous trouverons les racines de notre être, c.-à-d. notre légende personnelle. En effet, c’est de la job et ça demande du courage de faire les renoncements nécessaires afin de faire place à l’essentiel.

Des milliers d’études en psychologie comportementales tenues sur une 30aines d’années ont conclu :

  • qu’il existe une prédisposition génétique (de l’ordre de la sensibilité) au bonheur,
  • que les conditions extérieures (lieu, vie sociale, richesse, etc.) exercent une faible influence sur notre capacité de s’approprier le bonheur,
  • et, que l’on peut ajouter à notre bonheur en modifiant la perspective que nous avons de nous-mêmes, de nos pensées, etc.

En terminant, voici quelques chiffres qui m’ont jeté par terre. Selon la professeure Sonja Lyubomirsky qui dirige le département de psychologie à l’Université de Californie, Riverside, les déterminants du bonheur sont de trois types :

  • la génétique (le sensible) intervient pour 50 % (hey ben, nos amis, Schopenhauer et Platon n’étaient pas si loin de la vérité),
  • 10 % du cadre de vie et des conditions extérieures,
  • et, 40 % attribuables à des efforts personnels.

L’expérience et les études démontrent également que nous avons le bonheur et le malheur en nous. Alors, qu’attendons-nous pour agir sur notre Eukolos! Pour ce qui est du reste, bien, nous n’en avons aucun contrôle!

Encore une fois, je vous invite à me laisser vos commentaires, si le cœur vous en dit.

Ciao!!

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8 réflexions au sujet de « Duskolos vs. Eukolos, à vous de choisir! »

  1. Je pense que le bonheur est un choix. Comme dirait mon amie Anita, un tableau est fait d’ombre et de lumiere et il y va ainsi de notre connection avec la bonne fréquence. Je crois que les êtres heureux le sont parce qu’ils le décident ainsi. C’est un exercice quotidien de façonnage de nos pensées. Je suis ce que je pense. Je ne crois pas à la génétique en matière de bonheur mais je crois « au libre arbitre » ! Je crois aux influences positives, je crois à la force du mental et je crois à la Source qui donne vie à tout. Comme une fleur pousse au travers du béton, je crois que le bonheur est présent dans la capacité de reconnaître la simple chance que nous avons de respirer. Carpe diem.

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  2. J’étais sur mon iphone hier soir et voulant t’encourager avec ton blog, je suis allée un peu vite et je note que mon texte n’est pas parfaitement écrit. Désolée.
    Ce que je pense de la légende personnelle ? Si tu veux dire ¨notre mission sur terre¨… je pense que c’est assez complexe. Je pense que c’est pas évident pour certaines personnes de l’identifier. Trop de gens sont dans l’intellect surtout dans le monde des affaires). Jeune nous faisons une expérience et une autre et nous apprenons. Il y a de grandes décisions qui se prennent aussi basée sur les circonstances. Et là, nous dirons que les ¨circonstances¨ ne sont que des ponts qui nous amène là où nous sommes destinés nous rendre pour ¨comprendre¨.

    Je pense que ma mission est ¨d’aider les autres à trouver quelque chose. Souvent durant mes entrevues, je me retrouve à glisser dans des zones plus personnelles, des raisons de départ d’un emploi, des situations vécues au travail ou à la maison, des maladies, difficultés… et malgré moi parfois je devient une forme de guide sans jamais le réaliser pleinement. Il m’est arrivé souvent (et plus souvent au fur et à mesure que j’en prends conscience), que des personnes me disent qu’ils ont reçu un cadeau, une lumière, une réponse après m’avoir rencontré. Avec le temps et la fréquence qui augmente, j’hausse les épaules et je me dis en souriant intérieurement ¨tant mieux¨ .. La job que je fais est tellement ingrate que je pense que c’est ce qui fait que je continue. De là, j’ai souvent pensé que je devait faire plus. Aider plus. Mais en faisant quoi ? Je ne sais pas si je comprends bien le sens de ¨légende personnelle¨, je n’ai pas lu le Coelho. J’ai de la misère avec son style d’écriture. Je préfère Wayne Dyer et le Père Benoit Lacroix 🙂 Et mon amie Anita qui a 86 ans est une de mes guides actives sur terre. Elle me fait réaliser plein de choses et j’avance super vite grâce à elle dans mon évolution spirituelle si je peux dire ainsi. Aider, aimer et aider les autres à s’aimer mais n’est-ce pas notre mission à tous sur terre ?

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  3. Effectivement, je trouvais que ta réponse ne te ressemblait pas, j’ai senti un peu de frustration. Mais bon c’est ben correct, tout le monde a droit à son opinion et je ne cherche que très rarement  »avoir raison », je m’applique à chercher la  »vérité ». Ça peut sembler un peu vantard, mais c’est ce que je cherche le plus souvent. J’aime beaucoup également le Père Lacroix. Je l’ai vu entrevue à Seconds Regards à Radio-Canada,quelquefois, et j’aime bien sa façon de voir les choses.

    Je ne suis pas certain de bien comprendre lorsque tu mentionnes :  » La job que je fais est tellement ingrate que je pense que c’est ce qui fait que je continue.  », ça semble être pénible et si cela est dans ta nature que d’aider les autres, ce devrait te donner de l’énergie.

    Concernant, la légende personnelle, va voir ce texte : http://www.lespasseurs.com/legende_personnelle.htm
    ça rime avec une recherche de quête personnelle qui est en lien direct avec nos valeurs, mais également avec nos racines profondes personnelles.

    Ciao !

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  4. Pour moi Michel, je suis très privilégié pour le bonheur, parce que rendu à 57 ans, handicapé, invalide, je suis pleinement heureux dans la vie et je mords dedans, j’ai une vraiment une femme extraordinaire dans ma vie avec un magnifique chien, mais aussi Michel tout aussi important sont mes frères, mon papa et mes amis tellement importants, aussi d’avoir mes passions chez moi un tabarouette de bon système de son qui me fait vibrer tous les jours depuis une environ 15 ans, des spectacles de musiques, séries, films, sur une 55 pouces wow, une des qualités premières pour moi est le respect, j’ai toujours des choses à apprendres des autres, un de mes petits défauts est je suis noir ou blanc, j’aime ou je n’aime pas, je n’ai pas de zone grise. Bien sûr que le bonheur parfait serait de gagné quelques millions de dollars, mais cela reste un rêve comme bien du monde. Voici pourquoi le bonheur s’applique à moi.

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